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Par Soleil vert
Une dizaine d’années s’est écoulée entre la rédaction du quatrième livre et le présent recueil. Pourquoi ? Ursula s’en explique dans un avant propos de quelques pages.
Toute œuvre romanesque échappe à son créateur. Le mot fin est illusoire. Il n’appartient pas à l’écrivain. Une fiction possède son temps propre qui n’est pas celui de l’auteur, elle s’inscrit comme histoire dans l’Histoire, fut-elle imaginaire, elle devient Terra Incognita pour son Géniteur, objet de curiosité et enfin territoire à arpenter, à redécouvrir.
Le plaisir des retrouvailles n’en est que plus grand : un intense plaisir d’écriture transparaît à la lecture des Contes de Terremer.
Chansons, vers, la romancière parcourt avec jubilation l’archipel, elle en poursuit l’inventaire avec quelques contes et légendes, complétés d’une annexe descriptive qui clôt le recueil. Celle-ci aurait d’ailleurs pu fournir matière à récit et donne le sentiment que LE GUIN poursuit un double objectif, romanesque et lexicologique, qui affaiblit l’homogénéité du présent volume.
Cinq nouvelles composent les Contes de Terremer.
De ces cinq récits, le premier se détache par sa longueur et son souffle. Dans celui-ci, comme dans les autres textes, les femmes y tiennent un rôle de premier plan. Les sages femmes de Roke, ainsi les nomme LE GUIN, s’opposent à la folie guerrière des hommes.
Anieb l’esclave, Irien la redoutable, Rosenoir la tenace, Emer la patiente sont bien les véritables héroïnes de ce livre - davantage que les Neuf Maîtres de Terremer.
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Un bon ouvrage, d’une lecture plaisante, jamais mièvre, mais qui manque peut-être un peu d’ampleur. Dans les productions récentes de LE GUIN, mieux vaut se reporter par exemple au roboratif L’anniversaire du monde. |
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